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© A fond les bases 2012

Cette pub croisée au détour des pages d’un magazine m’a d’abord fait sursauter... avant de m’amener à m’interroger.

Oui, maligne est bien la forme féminine de l’adjectif malin

Mais cet adjectif que nous n’écrivons que rarement, nous le prononçons presque tous «maline». C’est d’ailleurs ce que constate le Larousse, qui ne préconise plus la forme «maligne» que dans l’expression soignée.

Fallait-il vraiment sauver la rime ?

De fait, en regardant cette pub, mon oeil lit au choix MA LIGNE (que j’entretiens par un régime) ou MALIGNE que j’assimile à une tumeur cancéreuse. Remplacer maligne par futée aurait fait sauter la rime, mais levait aussi le doute.

Orthographe... tumeur !

Finalement, du point de vue du rédacteur-concepteur, le pari de l’impact est sans doute gagné. La pub est vue et mémorisée. Mais le léger malaise ressenti par toutes les personnes à qui j’ai montré ce visuel, lié sans doute au contexte médical fréquemment associé à maligne, n’aide peut être pas à la transformation. En tous cas, du point de vue du rédacteur que je suis, cette pub illustre parfaitement un problème auquel nous sommes plus que jamais confrontés : Entre l’écriture ampoulée qui n’a plus cours et le langage SMS qui n’est pas adapté au monde professionnel, comment devons-nous écrire pour la génération Y ?

Sans réponse définitive à cette question, j’aborde ces lecteurs zappeurs par des textes clairs, concis et décomplexés.... comme eux !

Florence Denieul

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